Mes astuces pour limiter votre stress

Le stress est une sensation que nous expérimentons tous. C’est un état de l’organisme qui peut être utile à certain moment, lorsqu’il reste dans le respect de la physiologie, il est un bon catalyseur pour la performance individuelle. Mais qui lorsqu’il devient chronique et quotidien, il peut avoir de nombreux effets négatifs, et de graves conséquences à long terme.

Le travail, les problèmes familiaux, de santé, les obligations financières, font partie de la vie quotidienne et contribuent généralement à des niveaux de stress accrus.

Nous ne réagissons pas tous de la même manière au stress, des facteurs tels que la génétique, le niveau de soutien social, le style d’adaptation et le type de personnalité influencent la vulnérabilité d’une personne au stress, ce qui signifie que certaines personnes sont plus susceptibles d’être stressées que d’autres.

Minimiser autant que possible le stress chronique de la vie quotidienne est important pour prendre soin de sa santé. En effet, le stress chronique nuit à la santé, il augmente entre autres, le risque de maladies cardiovasculaires, les troubles anxieux et la dépression.

Le stress est à différencier de troubles mentaux tels que l’anxiété ou la dépression, qui nécessitent une prise en charge par des professionnels de santé. Le stress est une réaction de notre organisme à un stimulus qui nous oblige à nous adapter, il disparait lorsque la cause cesse. L’anxiété est une émotion qui perdure, la personne continue de ressentir de l’inquiétude et de la tension lorsque la situation stressante a cessé.

Je vous propose ici quelques astuces pour diminuer votre stress, pour vous sentir mieux de jour en jour.

1 – Bien dormir

Le repos améliore la productivité et facilite la gestion du stress, la fatigue quant à elle, augmente le taux d’adrénaline, ce qui rend plus vulnérable au stress.

Les différentes phases du sommeil peuvent être affectées par le stress, engendrant un cercle vicieux : le stress affecte le sommeil, qui, une fois altéré, accentue le stress.

Que faire pour protéger son sommeil :

  1. Se coucher à heures régulières facilite le sommeil
  2. Se lever tous les jours à la même heure, même le WE : favorise la synchronisation du rythme veille-sommeil
  3. Adopter un réveil dynamique pour bien éveiller son corps : lumière forte, exercices d’étirements
  4. Pratiquer de l’activité physique régulière, éviter en soirée et surtout juste avant de se coucher
  5. Faire une sieste de 5-20 min après le déjeuner, le sommeil viendra rapidement si le corps en a besoin. Cela permet d’améliorer la vigilance pour le reste de la journée
  6. Se coucher dès les premiers signes de sommeil (bâillement, sensation de froid, yeux qui piquent), pas avant, ni après
  7. Optimiser la chambre pour le sommeil : obscurité, silence, température autour de 18°C
  8. Effectuer des exercices de relaxation le soir
  9. Arrêter les écrans au moins 30 min avant le coucher

Pour faciliter le sommeil :

  1. Ne pas s’inquiéter outre-mesure après une nuit d’insomnie
  2. Ne pas donner trop d’importance au sommeil, prendre du recul face à une insomnie aiguë
  3. Éviter les excitants après 16h :  café, cola, thé, vitamine C … qui retardent l’endormissement et augmentent les réveils nocturnes
  4. Éviter l’alcool et le tabac le soir : le tabac est un stimulant qui retarde l’endormissement, augmente les réveils nocturnes et rend le sommeil plus léger. L’alcool a une action sédative mais favorise l’instabilité du sommeil avec des réveils nocturnes plus fréquents
  5. Ne pas ruminer ses soucis
  6. Ne pas se retourner sans cesse dans son lit : mieux vaut se lever, pratiquer une technique de relaxation et attendre les signes du sommeil
  7. Ne pas faire un repas trop copieux le soir
  8. Ne pas manger, lire, regarder la TV dans le lit

2 – Faire de l’activité physique

L’activité physique régulière favorise la bonne humeur : les pensées compliquées, les rancœurs ou les soucis passent à l’arrière plan. Elle améliore également les symptômes associés aux problèmes de santé mentales tels que l’anxiété et la dépression.

L’activité physique régulière entraîne un sentiment de bien-être :

  • Augmentation de la production de dopamine, c’est le neurotransmetteur du système de récompense, ce qui explique que plus on bouge, plus on a envie de bouger.  On appelle souvent la dopamine, l’hormone du plaisir immédiat.
  • Libération de tryptophane dans le cerveau. C’est le précurseur de la sérotonine, aussi appelée hormone du bonheur. Elle joue un rôle important dans les structures cérébrales qui traitent les émotions
  • Réduction du niveau de cortisol, l’hormone du stress

On préfèrera pratiquer une activité physique dans la matinée voire en début d’après-midi. En effet, l’activité physique, et plus particulièrement le sport, augmente la température corporelle, alors que pour favoriser un bon sommeil, on cherche à abaisser la température de notre organisme.

Si vous n’êtes pas actif, commencez par des activités douces comme la marche ou le vélo. Choisir une activité que vous aimez augmentera vos chances de vous y tenir sur le long terme.

Vous pouvez bouger plus grâce à des petites astuces :

  • S’arrêter à l’arrêt de métro ou de bus d’avant et marcher un peu plus
  • Préférer les escaliers à l’ascenseur ou escalators (au moins sur une partie de la montée)
  • Faire du jardinage, le ménage
  • Promener le chien plus souvent
  • Faire les “petites courses” à pied
  • Faire des exercices discrets au bureau : exercices de contraction/relâchement par exemple des abdominaux, fessiers…
  • Jouer avec les enfants : marelle, corde à sauter, courir, le porter…

3 – Respiration abdominale

Respirer par le ventre augmente l’amplitude respiratoire (70% contre 30% pour la respiration thoracique). Ce mécanisme permet de mieux oxygéner le cerveau, de favoriser l’évacuation des toxines et de réduire le stress. En effet, des inspirations suivies de profondes expirations permettent de réduire la production de noradrénaline (sachant que la noradrénaline induit la production de cortisol, l’hormone du stress).

Exercice de respiration abdominale, à pratiquer 3 fois par jour, 5-10 min

  1. S’installer confortablement, dans un endroit calme si possible. Placer une main à plat sur le ventre, en dessous du nombril
  2. Inspirer par le nez en gonflant le ventre, sans forcer
  3. Expirer par la bouche, calmement

4 – Cohérence cardiaque

La cohérence cardiaque est une technique de respiration rythmée régulant le système nerveux autonome. Elle présente de nombreux bienfaits physiologiques comme une réduction du cortisol, un effet positif sur l’hypertension, le diabète, l’hypercholestérolémie ou le surpoids. Au niveau mental et psychologique, elle diminue la sensation de stress perçu, augmente la clarté mentale, donne une impression de distance et de lâcher-prise, améliore l’équilibre émotionnel et favorise la capacité d’écoute et de présence. Pour comprendre le mécanisme d’action de la cohérence cardiaque, je vous propose la lecture de l’article Le stress, qu’est-ce que c’est?

Ces effets bénéfiques se révèleront par une pratique régulière de la méthode 3-6-5

  • 3 fois par jour
  • S’installer confortablement et respirer 6 fois par minutes (inspirer 5s, puis expirer 5s)
  • Pendant 5 minutes

Pour rythmer votre respiration vous pouvez utiliser l’application suivante : RespiRelax+, Thermes d’Allevard

5 – Visualisation

La visualisation est une forme d’autosuggestion, technique découlant de la méthode Coué. Les pensées exercent une influence sur le métabolisme cérébral. De la même manière que les pensées négatives et le stress induisent la libération de noradrénaline et de cortisol, initiant un cercle vicieux, qui va engendrer plus de stress, les pensées positives favorisent la libération de dopamine et de sérotonine, respectivement les hormones du plaisir et du bonheur, occasionnant un cercle vertueux qui va générer du bien-être.

Elle a pour objectif de canaliser les ressources de l’esprit, l’imagination et l’intuition afin d’optimiser les performances et le bien-être. C’est un acte volontaire qui implique que l’on commande des images précises à l’esprit.

Il n’existe pas de technique qui fasse disparaître le stress comme par magie, mais en suggérant un état de bien-être ou une situation agréable, de succès, vous orientez votre cerveau vers la satisfaction et la réussite.

Comment pratiquer la visualisation

  1. Détendez vous, et votre esprit, pendant 10 à 30 minutes
    Fermez les yeux, relâchez vos muscles, respirez profondément et faites le vide dans votre tête
    Vous devez vous sentir parfaitement apaisé
  2. Imaginez les objectifs ou le but ultime que vous souhaitez atteindre
  3. Ressentez les sensations liées à votre visualisation : les émotions, les sons, les odeurs… Vivez les étapes nécessaires à l’atteinte de vos objectifs et éprouvez ces sensations corporelles
  4. Imaginez l’état d’esprit dans lequel vous vous retrouvez lorsque votre objectif est atteint, cette sensation de confiance en soi et de bien-être.

Lorsque vous maîtrisez la respiration abdominale ou la cohérence cardiaque, vous pouvez coupler les 2 techniques.

6 – Rire et sourire

Selon la Société Française de Cardiologie, le rire possède de nombreuses vertus:

  • Stabilise le rythme cardiaque et diminue la pression artérielle
  • Améliore l’oxygénation du sang et augmente la production de globules blancs, renforçant notre système immunitaire
  • Réduit la production de cortisol, procurant un sentiment de bien-être immédiat
  • Effet bénéfique sur le sommeil, la digestion, l’énergie sexuelle, en dissipant les tensions

Le rire augmente également la synthèse d’endorphines, qui vont réguler l’humeur, diminuer l’anxiété et peuvent avoir une action anti-douleur.
Le simple fait de sourire est bénéfique. Même s’il est forcé, ce geste peut provoquer des émotions positives dans une situation stressante.

7 – Socialiser

Un rapport canadien révèle que plus une personne participe à des activités sociales, plus les probabilités qu’elle perçoive sa santé comme bonne sont élevées, et moins elle a de chance de se sentir insatisfaite de sa vie ou isolée des autres. Selon ce même rapport, la socialisation pourrait être associée à une réduction du stress et à un renforcement du système immunitaire. De plus, d’après une étude de l‘American Journal of Epidemiology, il est important de prendre part régulièrement à des activités sociales pour conserver une qualité de vie.

Le fait de passer du temps avec certaines personnes, même virtuellement, peut contribuer à votre bonheur. En outre, une voix familière peut stimuler la sécrétion d’ocytocine, aussi appelée l’hormone de l’amour et de la confiance.

8 – Ecouter de la musique

En baissant le rythme cardiaque, la pression artérielle et la fréquence respiratoire, la musique apaise l’organisme, améliore l’humeur et stimule la mémoire. Elle aide à combattre l’insomnie et à améliorer la fonction immunitaire.

Selon une étude publiée en 2015 dans le journal Psychoneuroendocrinology, l’écoute de la musique quotidienne, et en particulier si on l’écoute à des fins de relaxation, baisse le taux de cortisol ainsi que les indicateurs subjectifs de stress.

9 – Se déconnecter

Nombre d’études ont révélé le lien entre une utilisation excessive des smartphones et des niveaux élevés de stress et de troubles de santé mentale. Passer trop de temps devant les écrans en général, est associé à un bien-être psychologique diminué et à des niveaux de stress accrus chez les adultes et chez les enfants. De plus, les écrans affectent négativement le sommeil.

Faite des pauses fréquentes durant la journée passée devant l’ordinateur et essayez de vous déconnecter, et d’arrêter les écrans au moins 1 heure avant de vous coucher.

10 – Adopter une alimentation anti-stress

On le sait, mais on ne l’applique peut-être pas suffisamment, une alimentation saine et équilibrée apporte tous les nutriments nécessaires au bon fonctionnement de notre métabolisme et en particulier à notre cerveau.

De nombreuses études montrent que les personnes consommant majoritairement des aliments ultra-transformés et riches en sucres ajoutés sont plus susceptibles de ressentir des niveaux de stress élevés.
Ces aliments sont nutritionnellement pauvres, ce qui engendre, chez les personnes dont le régime alimentaire en est majoritairement constitué, des carences en micronutriments essentiels à la régulation du stress et de l’humeur comme le magnésium, les vitamines B et les omégas 3.
Par ailleurs, le stress chronique peut amener à trop manger et à rechercher des aliments très appétissants, mais inintéressants au niveau nutritionnel, c’est un cercle vicieux qui est initié.
Réduire petit à petit l’apport d’aliments ultra-transformés, remplacés par des aliments vrais peut fournir les éléments indispensables à votre corps pour limiter les carences, favoriser votre bien-être et réduire votre stress.

Les aliments à favoriser

  • Les oléagineux (noix, noisettes, amandes, noix du Brésil, graines de chia…) : oméga 3, tryptophane, vitamines B, fibres. Max 50g/j
  • Céréales complètes et légumineuses (pâtes complètes, pain complet, avoine complet, riz complets, pois-chiches, lentilles vertes, brunes, corail, beluga, haricots rouges, noirs, blancs, fèves…) : tryptophane, vitamines B
  • Banane, chocolat noir : magnésium
  • Petits poissons gras (sardine, maquereau, hareng) : omégas 3, magnésium (sardine), vitamines (A, D, B12)

11 – Penser à la complémentation

Une complémentation peut être intéressante pour certaines personnes, en parallèle d’une alimentation équilibrée. On préfèrera commencer par rééquilibrer l’alimentation en tentant d’apporter tous les nutriments par l’assiette. Dans un second temps on peut trouver des compléments alimentaires ou des plantes qui contiennent ces micronutriments qui nous manquent pour faire face aux situations de stress.

Si vous prenez un traitement médicamenteux, parlez-en à votre pharmacien ou à votre médecin, pour qu’ils s’assurent de vous éviter d’éventuelles interactions médicamenteuses.

Le magnésium

Apports recommandés = 400mg/j (en moyenne)
Tous les compléments alimentaires ne se valent pas, en particulier pour le magnésium. Selon la forme sous laquelle il est administré, les effets seront plus ou moins importants.
En effet, certaines formes ne permettent pas une absorption et donc une action optimale. En outre, la vitamine B6 et la taurine, qui sont souvent associés dans ces compléments, améliorent son efficacité. Préférez les formes suivantes, qui en contiennent :

Citrate de Mg, Malate de Mg, bisglycinate de Mg et glycérophosphate de Mg.

Éviter les lactate de Mg, aspartate, chlorure, sulfate, sel marin, oxyde, carbonate et hydroxyde.

Comment prendre le Magnésium : la dose recommandée pour recharger le Magnésium de notre organisme est de 6mg/kg/j. Apportez-le par prises de 100mg pour laisser à votre organisme la possibilité de l’absorber dans son intégralité.
Exemple : pour une personne de 65kg : 6 x 65= 390 soit 400 mg/j
Prendre dans la journée, 4 fois 100 mg de Magnésium

Les omégas 3

Les omégas 3 sont une famille d’acides gras indispensables au bon fonctionnement de notre organisme. Le précurseur de cette famille est l’ALA (acide alpha-linolénique) qui peut se transformer en EPA (acide eicosapentaénoïque) qui peut lui même être transformé en DHA (acide docosahexaénoïque). Ils sont nécessaires au bon développement du cerveau, de la rétine, des systèmes nerveux, immunitaire et cardiovasculaire. Des données récentes suggèrent qu’ils ont un effet positif sur le maintien de la santé mentale (dépression, démence).

Les apports recommandés sont :

  • ALA : 1% de l’apport énergétique, soit 2g chez la femme et 2,5g chez l’homme
  • EPA : 250 mg/j
  • DHA : 250 mg/j

Une fois de plus, tous les compléments en oméga 3 ne se valent pas. Je vous suggère ici les caractéristiques à prendre en compte lorsque vous les choisirez:

  • Pour limiter l’apport en métaux lourds : poissons pêchés loin des zones polluées, purification et concentration à basse température. En effet, les métaux lourds se concentrent malheureusement dans les graisses.
  • Pour limiter l’oxydation de omégas 3 : association d’antioxydants dans la formule (tocophérol = Vit E), ou formulation spécifique qui limitera leur oxydation
  • Pour favoriser une pêche durable :  label Friends of the Sea ou autre, assurant le consommateur que les poissons ne proviennent pas d’une pêche intensive mettant en péril la survie des espèces       

Voir l’article balance Omégas 6 – Omégas 3

Les vitamines B (en particulier B6 – B9 – B12)

Les vitamines B ont de nombreux effets sur notre organisme. Mais le complexe B6-B9-B12 a principalement des effets au niveau cardiovasculaire et sur les fonctions cognitives.
Respectez les doses quotidiennes maximales indiquées sur les étiquettes de vos compléments.

12 – Tenir un journal

Écrivez le bon et le moins bon de vos journées.

Extériorisez vos soucis et vos pensées négatives. Les coucher sur le papier, aide à en libérer l’esprit pour limiter les ruminations nocturnes. Par le fait de les écrire, ils paraîtront moins graves.

Écrivez également le positif, quelque chose pour laquelle vous éprouvez de la gratitude. Cela vous permettra de vous concentrer sur les aspects positifs de votre vie. Dans toutes les journées, même très mauvaises, on peut trouver des petits bonheurs : un rire, un sourire, le soleil qui nous a réchauffé…

13 – Travaux manuels

La focalisation sur les travaux manuels se rapproche de la méthode de pleine conscience. En effet, le fait de canaliser l’esprit sur un mouvement, un geste répétitif et précis, aide à mettre de côté les pensées parasites, l’esprit est concentré sur une tâche minutieuse et se détendra aisément.

Coloriage, tricot, crochet, peinture, jardinage (même sur un balcon), puzzle, broderie, photographie…

Sources:
Institut du sommeil et vigilance
Société Française de Cardiologie
A.Linneman. et al. Music listening as a means of stress reduction in daily life. Psychoneuroendocrinology. Oct 2015, 60:82-90
Z.Vahedi. The association between smartphone use, stress and anxiety: a meta-analytic review. Stress health. 2018; 34:347-358
L.JS.Scheren. Diet quality, stress and common mental health problem: a cohort study of 121008 adults. Clin Nutr. 2021; 40:901-906

ANSES


La balance oméga 6/oméga 3

Aliments riches en omégas 3

Je vous propose aujourd’hui une vidéo de présentation des omégas 3, des omégas 6 et du bon ratio oméga 6/oméga 3.

Les acides gras

Les omégas 3 et les omégas 6 font partie de la famille des lipides, dans laquelle on retrouve la classe des acides gras:

  • Les acides gras
    • les triglycérides
    • les acides gras saturés
    • les acides gras insaturés
      • les AG trans
      • les AG monoinsaturés : les omégas 9
      • les AG polyinsaturés:
        1. les omégas 3
        2. les omégas 6

Les acides gras sont des lipides indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Certains sont bons pour la santé, d’autres ne le sont pas du tout, pour le reste, c’est une question d’équilibre.

Ils contribuent à de nombreuses réactions de notre métabolisme:

  • ils fournissent de l’énergie.
  • contribuent à la régulation de la température corporelle.
  • aident à la synthèse de certaines hormones.
  • aident à la fertilité.
  • favorisent l’absorption de vitamines.
  • protègent le système cardiovasculaire et le cerveau…

Les omégas 3

Présentation des omégas 3

Le précurseur de la famille des omégas 3 est l’acide alpha linolénique (ALA).
On le dit essentiel car l’organisme humain ne peut le fabriquer, il doit donc obligatoirement être apporté par l’alimentation..

A partir de l’ALA, l’organisme peut fabriquer 2 autres omégas 3, mais en quantité insuffisante, ainsi, ils sont également considérés comme essentiels. Il s’agit de l’EPA et du DHA.

Les omégas 3 ont de nombreux effets bénéfiques:

  • ils soutiennent le système immunitaire dans la lutte contre les infections.
  • favorisent la synthèse de molécules antiinflammatoires.
  • aident à la prévention de la dépression ou de la démence, favorisent une bonne vision et préviennent la DMLA.
  • enfin, les omégas 3 protègent le système cardiovasculaire en favorisant une baisse de la pression artérielle et des triglycérides sanguins. Selon certaines études ils permettraient également de réduire la mortalité et la morbidité cardiovasculaire chez les personnes présentant des maladies cardiovasculaires.

L’ANSES recommande, pour un adulte moyen, d’apporter 2g d’acide alpha linolénique/j. Pour cela, 2 cuillères à soupe d’huile végétale d’excellente qualité pourrait être suffisantes. Ces huiles sont très fragiles, il faut donc les conserver dans une bouteille opaque au réfrigérateur. L’huile de lin est la plus riche en ALA et ne s’utilise qu’à froid, comme les huiles de noix et de germe de blé. L’huile de colza convient aux assaisonnements, et aux cuissons à la poêle.

Recommandations et sources d’omégas 3

Pour l’EPA et le DHA, il est recommandé d’en consommer 250 mg de chaque par jour. On les trouve principalement dans les poissons gras comme le hareng, les sardines, maquereau, thon, saumon. Lorsque l’on mange des poissons gras, il faut faire attention à leur teneur en métaux lourds, c’est pourquoi il est conseillé d’alterner les sources et de préférer les petits poissons gras( hareng, maquereau, sardine).

Malheureusement la teneur en omégas 3 des aliments dépend de la qualité de leur production, du terroir, de l’alimentation des animaux, de la méthode de conservation, de la technique et de la température de cuisson …
De nos jours, la qualité nutritionnelle de notre alimentation tend à diminuer, et en particulier la présence d’omégas 3, qui sont remplacés par les omégas 6.

Les omégas 6

Dans la famille des omégas 6 on retrouve l’acide linoléique qui est lui aussi un acide gras essentiel que l’organisme va transformer en acide arachidonique.

Pour bénéficier des effets positifs des omégas 6, il faut les consommer dans les bonnes proportions. Ils sont importants pour notre organisme en quantités raisonnables. Les omégas 6 aident de nombreux processus de notre métabolisme,

  • comme le système immunitaire avec un rôle de médiateur.
  • de même que le processus de l’inflammation.
  • ils aident également au maintien de la fonction barrière de la peau.
  • ils soutiennent le système cardiovasculaire.

L’ANSES recommande, pour un adulte moyen, d’apporter 8g d’acide linoléique/j. On retrouve les omégas 6 dans de nombreux aliments de l’industrie agroalimentaire, mais également dans des huiles végétales et les aliments d’origine animale comme la viande, la volaille, la charcuterie et les œufs.

La balance oméga 6/oméga 3

Le régime alimentaire occidental actuel entraine un déséquilibre du ratio oméga 6/Oméga 3 en faveur des omégas 6, bien trop important, à l’origine de nombreux troubles comme:

  • le développement de l’obésité
  • la synthèse de molécules pro-inflammatoires et à terme les maladies chroniques telles que
    • le diabète de type 2
    • les douleurs articulaires
    • les maladies cardiovasculaires

Pour bénéficier au mieux des omégas 3 et des omégas 6, il est recommandé un rapport de 1 oméga 3 pour 4 oméga 6.

Coeur et femme

Mesdames, prenez soin de vous et de votre cœur!

Selon la Société Française de Cardiologie (SFC), depuis une dizaine d’année, il y a une augmentation de 25% de la mortalité cardiovasculaire chez la femme jeune, c’est à dire la femme non ménopausée. La maladie cardiovasculaire est la 1ère cause de mortalité chez la femme. Les maladies cardiovasculaires sont responsables de 8 fois plus de décès que le cancer du sein selon la Fédération Française de Cardiologie (FFC).

Les causes de la crise cardiaque chez la femme

Le cœur des femmes n’est pas épargné, cette situation est due à de multiples facteurs: le tabac, la pilule contraceptive associée au tabac, l’alcool, le stress, le manque d’activité physique, une mauvaise alimentation… qui abîment et surchargent le cœur de la même manière que chez l’homme.
Mais dans la conscience collective, l’infarctus du myocarde (ou crise cardiaque), était réservé à l’homme. Malheureusement cette croyance est si bien ancrée que la prise en charge de la femme s’en voit dégradée.

Les symptômes de la crise cardiaque de la femme

En effet, les femmes ont du mal à penser qu’elles font un infarctus car les symptômes sont souvent atypiques, au delà des douleurs dans la poitrine ou l‘épaule, il peut y avoir:
des palpitations lors d’un effort
– un essoufflement
– des nausées
– vomissements
– sueurs
– douleurs dans l’estomac
– difficultés à respirer associées à une forte fatigue persistante.

Ces symptômes n’étant pas typiques d’un infarctus, les femmes appellent moins rapidement le SAMU via le 15 et sont donc moins rapidement et moins bien prises en charge.

Comment réduire les risques

Afin de limiter le risque de crise cardiaque, de simples modifications de la vie quotidienne sont nécessaires afin de diminuer les facteurs de risque:
Bougez plus : marcher, nager, monter les escaliers, danser, faire du yoga, du Pilates, tout est bon pour augmenter son activité physique et diminuer la sédentarité
Diminuez, ou mieux arrêtez la cigarette , surtout si vous prenez la pilule. De nombreuses aides existent afin de vous accompagner dans ce challenge
Diminuez l’alcool à moins de 2 verres/j
Equilibrez votre alimentation : arrêtez les aliments ultra transformés qui ne rassasient pas, ne nourrissent pas, font juste « plaisir », gardez les pour une fois dans la semaine si nécessaire, mais préférez une alimentation vraie et vivante à base de fruits , légumes, légumineuses, viande, œufs, poissons, fruits à coques…

N’hésitez pas à me demander conseil, je suis là pour vous accompagner et vous aider dans votre recherche de mieux-être.

Sources: sites internet de la Société française de cardiologie (SFC) et de la Fédération française de cardiologie (FFC)

Bio n’est pas toujours bon

Qu’est-ce que le bio?

L’étiquetage bio implique qu’un produit est 100% bio ou qu’un produit transformé contient au moins 95% de produits agricoles bio, si la part restante n’est pas disponible en bio ou est expressément autorisée.

Que trouve-t-on dans le bio?

De nombreux produits bio sont excellents, en particulier lorsqu’ils sont bruts, mais attention aux produits transformés et ultra-transformés bio. Pensez à bien lire les étiquettes avant de vous jeter sur un produit bio.

Une cinquantaine d’additifs sont autorisés dans le bio pour les produits transformés et ultra-transformés, et ce ne sont pas toujours des ingrédients que l’on voudrait trouver dans une alimentation dite « saine ».

En effet, les édulcorants sont interdits mais certains conservateurs sont encore autorisés à faible dose, comme le nitrite de sodium (E250) et le nitrate de potassium (E252) qui sont principalement utilisés dans la charcuterie. Ces deux additifs étant soupçonnés d’être promoteurs de cancers du côlon.
Le jambon blanc n’est pas censé être bien rose, il est gris rosâtre, nous devons, pour notre santé, nous habituer à cette couleur naturelle pour en profiter au maximum, car outre ces additifs, le jambon est sain, il n’est pas gras et apporte des protéines importantes à notre développement.
L’industrie agro-alimentaire rejette la faute de la présence de ces additifs sur le consommateur qui ne serait pas attiré par un jambon de couleur « trop fade », à nous de leur montrer que nous savons choisir ce qui est bon pour nous et de demander à notre charcutier du bon jambon « BLANC ».

Prenons quelques exemples de Jambon cuit bio:

Carrefour BIO, Jambon supérieur sans couenne

Liste des ingrédients :
Jambon de porc*, sel, chlorure de potassium, sucre de canne*, arôme naturel, antioxydant : ascorbate de sodium, conservateur : nitrite de sodium. *Ingrédient issu de l’agriculture biologique.

Nous venons de voir le nitrite de sodium, mais pourquoi ajouter du sucre ? Voilà un additif dont on peut aisément se passer dans le jambon !!

Herta Bio, Jambon cuit à l’étouffée

Liste des ingrédients :
Jambon frais de porc*, sel, arôme naturel (présence naturelle de polyphénols), antioxydant : acide ascorbique, sucre de betterave*. *Ingrédients issus de l’agriculture biologique.

Pas de sels nitrités dans ce jambon, excellent point, mais encore du sucre. Ce n’est pas parce qu’il est bio que le sucre est bon, et il est n’est pas nécessaire dans du jambon.

Fleury Michon Bio, Jambon Le supérieur au torchon

Liste des ingrédients :
Jambon de porc*, sel, jus concentrés (acérola*, carotte*, CELERI*, oignon*), sucre de canne*, maltodextrine*, ferments. *Ingrédients issus de l’agriculture biologique.

Pas de sels nitrités dans ce jambon, excellent point, mais encore du sucre.

Mais il contient de la maltodextrine, qui est un sucre complexe issu de nombreuses réactions à partir d’amidon (de blé, maïs ou pois) ou de fécule de pomme de terre. C’est un sucre à index glycémique élevé, dont la consommation en petite quantité n’est pas risqué, mais pourquoi s’imposer cet apport de sucres inutiles…?

Naturalia, jambon cuit avec couenne bio

Liste des ingrédients :
Jambon de porc* (78%), couenne de porc* (10%), eau, sel, dextrose*, arômes naturels (contient naturellement des polyphénols) , antioxydant : acide ascorbique.

*Ingrédients issus de l’agriculture biologique.

Pas de sels nitrités dans ce jambon, excellent point, mais encore du sucre, le dextrose, un sucre simple, qui en consommation surabondante peut favoriser la prise de poids, des maladies cardiovasculaires, le diabète…

Ce dernier jambon nous permet une transition vers ces sucres qui ne sont pas du sucre (que j’aborderai dans un prochain article), retenons juste qu‘il est préférable de consommer du vrai sucre en petite quantité plutôt que tous ses dérivés, y-compris le fructose.

Un exemple pour l’exercice avec des biscuits:

Carrefour Bio, Gaufres au miel

Liste des ingrédients:
Sirop de glucose-fructose (contient BLE*), graisse de palme*, farine de BLE D’EPEAUTRE* 14%, farine de BLE* 14%, sirop de glucose de BLE D’EPEAUTRE*, sucre de canne*, miel* 3,6%, farine de SOJA*, son de BLE* 1,1%, poudre à lever : carbonates de sodium, émulsifiant : lécithines (SOJA)*, sel marin, cannelle*. *biologique.

La liste des ingrédients est très longue et incompréhensible. Le premier ingrédient n’est même pas un ingrédient naturel… le sirop de glucose-fructose (aussi appelé sirop de maïs, iso-glucose, high fructose corn syrup HFCS), soupçonné de favoriser l’obésité, le diabète, l’accumulation de graisse dans le foie… D’autres sucres composent ce biscuit: sirop de glucose, sucre de canne et miel… Avons-nous réellement besoin de 4 sources de sucre dans un biscuit?

Marque repère Bio Village, Palmiers

Liste des ingrédients:
Farine de blé* 64 % ; margarine végétale* [huiles et graisses végétales* (palme, tournesol) ; eau ; sel ; jus de citron concentré*]; sucre de canne* 28 % ; sel ; arôme naturel de caramel*; poudre à lever : E500.
* Ingrédients issus de l’agriculture biologique.

Ici, pas de problème apparent lié aux additifs, le sucre est du vrai sucre. La liste d’ingrédients n’est pas si longue et on la comprend. Même les graisses utilisées semblent brutes (non-hydrogénées) ce qui est un bon point. Même si on aurait préféré une autre huile que l’huile de palme,
Ces palmiers restent un produit ultra-transformé, mais même dans cette catégorie il existe de meilleurs choix que d’autres. Pour des goûters occasionnels, pourquoi pas.

Le bio est bon pour la santé quand on choisit des produits bruts que l’on va cuisiner: fruits, légumes, lait, œufs. Les produits ultra-transformés, qu’ils soient bio ou non, ne sont pas à consommer au quotidien, ils peuvent dépanner quand on a plus rien à cuisiner mais il faut prendre l’habitude de ne plus compter dessus tous les jours.

Sources: Carrefour.fr, Natura-Sciences.com, QueChoisir.org, AgenceBio.org, TouteLaNutrition.com, BioCoop.fr, Naturalia.fr, e-leclerc.fr

Qu’est-ce qu’un aliment ultra- transformé ?

Que signifie aliment ultra-transformé

Les aliments ultra-transformés sont issus de l’industrie agro-alimentaires après de nombreux processus de formulations, à base d’aliments modifiés, de substances dérivées d’aliments et d’additifs, et ne contiennent peu voire pas d’aliments intacts.

Simplement, un aliment ultra-transformé est un aliment dont on ne comprend pas la composition sur l’étiquetage.

Comment reconnaître un aliment ultra-transformé

Pour s’y retrouver plus facilement, on peut classer les aliments en 4 catégories (Classification NOVA)

freepik.com

NOVA 1 : Aliments peu ou pas transformés

Les aliments non transformés sont les parties comestibles des végétaux (fruits, légumes, graines…), des champignons, des algues et des animaux (muscles, abats, œufs, lait) et l’eau.

Les aliments transformés minimalement sont des aliments naturels soumis à des processus surtout physiques qui ne modifient pas substantiellement les propriétés nutritionnelles de l’aliment comme le séchage, écrasement, broyage, filtration, rôtissage, ébullition, pasteurisation, fermentation non-alcoolique, réfrigération, congélation. Ces procédés préservent les aliments naturels, permettent de les stocker les rendent sûrs et comestibles. Ils peuvent parfois contenir des additifs comme des vitamines et minéraux, perdus lors de la transformation ou des antioxydants pour des légumes emballés sous vide…

Exemples d’aliments NOVA 1

Filet de volaille, de bœuf, de poisson, œufs, lait, yaourts, riz, légumineuses (lentilles, pois-chiches…), farine, pâtes, fruits et légumes frais, congelés, sous vide, séchés, fruits à coques (sans sucre et sans sel), épices, herbes aromatiques fraîches sèches ou surgelées, infusions d’herbes, thé, café, eau…

wmag oenologie

NOVA 2 : Les ingrédients culinaires

Sont des produits dérivés du groupe NOVA 1 par des procédés physiques et chimiques comme le pressage, la meunerie, séchage par pulvérisation, broyage… Ce sont des produits durables pouvant être utilisés pour préparer et cuire les aliments du groupe NOVA 1, ils ne sont pas destinés à être consommés par eux-mêmes. Ils peuvent également être additionnés de vitamines ou minéraux (sel iodé) ou des additifs pour préserver les propriétés originales du produit (antioxydant pour les huiles végétales), conservateurs pour limiter la prolifération des micro-organismes dans le vinaire…)

Exemples d’aliments NOVA 2

Huiles végétales, graisses animales (beurre, beurre salé), sucre et sirop (miel, sirop d’érable…), vinaigre, sel…

NOVA 3 : Aliments transformés

Sont des aliments relativement simples et sont composés en ajoutant une substance du groupe NOVA 2 (sucre, sel, huile…) à des aliments du groupe NOVA 1. Les procédés incluent des méthodes de conservation et de cuisson variées ou de fermentation alcoolique ou non-alcoolique. L’objectif est d’augmenter la durabilité des aliments du groupe NOVA 1 ou d’améliorer les qualités gustatives, voire nutritionnelles grâce à la fermentation. Ils peuvent également contenir des additifs pour préserver les propriétés originales du produit ou limiter la prolifération des micro-organismes (antioxydant dans les fruits au sirop, conservateurs dans viandes salées et séchées)

Exemples d’aliments NOVA 3

Légumes ou légumineuses en conserve en saumure, fruits au sirop, viande et poisson transformés mais non reconstitués (jambon, bacon, poisson fumé), poissons conservés dans l’huile, fromage, pain, graines salées (dont fruits à coques), frites.

NOVA 4 : Aliments ultra-transformés

Sont des formulations industrielles contenant 5 ou plus d’ingrédients. Ceux-ci peuvent être des groupes 2 et 3 (peu ou pas du groupe 1) et également des ingrédients que l’on ne trouve que dans les aliments ultra-transformés : les additifs dont l’objectif est d’imiter les qualités sensorielles des aliments du groupe 1 ou de masquer les qualités sensorielles indésirables des produits finaux.

Les classes d’additifs trouvés seulement dans les aliments ultra-transformés :

Les colorants, les stabilisants de couleur, les arômes, les exhausteurs de goût, les édulcorants, les aides technologiques : épaississant, agents de charge, anti-moussant, antiagglomérant, agents de glaçage, émulsifiants, séquestrant, humectant.

Des substances sont également trouvées uniquement dans les aliments ultra-transformés comme :

Celles directement extraites des aliments : caséine, lactose, lactosérum, gluten…
Celles dérivées d’une transformation supplémentaires comme les huiles hydrogénées ou inter-estérifiées, protéines hydrolysées, isolats de protéines de soja, maltodextrines, amidons modifiés, sucre inverti, sirop de maïs à teneur élevée en fructose.

Exemples d’aliments NOVA 4 

Pâtes à tartiner, céréales du petit-déjeuner, barres énergétiques et céréalières saucisses, charcuterie, hamburger, nuggets de poulets, bâtonnets de poisson, chips, yaourts aux fruits, desserts préparés, biscuits, gâteaux, viennoiseries, pain de mie, brioches et pains emballés, bonbons, boissons laitières, fruitées, gazeuses sucrées ou énergétiques, chocolatées, plats cuisinés industriels, laits et formules infantiles, produits prêts à chauffer (pizza, pâtes, tartes…), snacks salés ou sucrés, produits préparés pour bébés…

Ces aliments sont très denses en calories et pauvres en nutriments donc peu intéressants au plan nutritionnel, ils ne devraient, pour ces raisons, pas représenter plus de 15% de nos apports caloriques quotidiens. Au-delà, le risque de développer une obésité augmente.

Il est préférable de consommer principalement des aliments peu ou pas transformés afin d’en tirer le maximum de bénéfices.

En effet, un aliment est intéressant dans sa globalité, non pas partie par partie, comme un jus d’orange est moins intéressant que l’orange entière : les fibres contenues dans l’orange ralentissent l’absorption du fructose. Sans les fibres, le fructose perd de son intérêt. Lorsqu’il est en excès, il augmente, comme le sucre classique, les graisses dans le sang et leur accumulation dans le foie, favorisant le diabète ou des maladies cardio-vasculaires.

Prendre soin de son coeur

Pour bien prendre soin de son cœur, il est nécessaire d’en connaître les ennemis. Les principaux facteurs de risques cardiovasculaires sont :

  • L’hypertension artérielle
  • Le tabagisme
  • L’excès de cholestérol
  • Le diabète
  • Le stress
  • La sédentarité
  • Le poids
  • L’âge
  • L’hérédité

Il est possible d’agir au niveau de nombre de ces facteurs et ainsi de diminuer son risque de développer une maladie cardiovasculaire.

En effet, ces facteurs favorisent le développement de la plaque d’athérome (plaque principalement constituée de graisse qui se développe dans les parois des artères). Si cette plaque se rompt, un caillot se forme et peut boucher l’artère. Si c’est une artère coronaire (qui alimente le coeur) qui se bouche, il peut en résulter un infarctus du myocarde (crise cardiaque), si c’est une artère irriguant le cerveau cela peut conduire à un AVC (accident vasculaire cérébral).

Il est important d’identifier ces facteurs, vous pourrez facilement savoir :

Si vous fumez, si vous avez quelques kilo en trop, si vous êtes stressé, si un membre de votre famille a fait une crise cardiaque, si vous avancez en âge, si vous êtes plutôt sédentaire.

Pour les autres facteurs, il faudra, en avançant en âge, les suivre régulièrement avec votre médecin qui évaluera: votre pression artérielle, votre cholestérol, votre glycémie afin de déceler un éventuel diabète de type 2.

En complément de votre suivi régulier avec votre médecin, je vous propose de vous aider à prendre soin de votre cœur en vous accompagnant et vous prodiguant tous les conseils utiles pour réduire vos risques et vous sentir en pleine forme.

N’hésitez pas à me contacter et à prendre rendez-vous.